Ma biographie livresque

Si vous voulez apprendre à me connaître de manière originale c’est par ici. Je vais vous présenter ma vie de lectrice… A travers les livres qui ont marqué ma vie, mes petites habitudes et autres anecdotes.

« I am a part of everything that I have read. » Theodore Roosevelt

  • Le début

Tout commence lorsque je ne suis même pas encore née. Je ne le savais pas encore mais mes parents étaient deux grands lecteurs qui avaient une bibliothèque énorme sur un mur entier du salon.

Cela est peut-être révélateur de vous dire que lorsque ma mère m’attendait, elle était en pleine lecture d’Harry Potter. Une fois que j’étais née, alors que j’étais encore un bébé, mon père m’amenait avec lui à la bibliothèque dans le porte-bébé. C’est peut-être pour ça, qu’encore maintenant quand j’entre dans une bibliothèque je ressens un sentiment de sécurité et de sérénité. J’ai déjà remarqué que quand je suis énervée, triste ou un peu maussade et que je me rends dans une bibliothèque ou une librairie je me sens instantanément mieux rien qu’à l’odeur du papier, du livre neuf et du silence qui y règne, comme par magie.

Autant que je me souvienne, j’ai toujours vu des livres chez moi. Quand j’étais petite et que je commençais à vouloir marcher et me mettre debout je me tenais aux étagères de la bibliothèque. Puis, une fois que je savais me tenir debout, je mettais par terre les livres qui était à ma hauteur. Notamment une collection un peu particulière qui m’attirait par sa couleur, sa taille et sa texture. Les livres en question étaient l’intégrale des Simenon, un des auteurs préférés de mon père. Le dos des livres était gris avec une petite photo en noir et blanc d’un homme fumant la pipe avec des lunettes sur le nez. Je devais sûrement trouver cet homme sympathique car de mes petites mains j’empoignais ces gros livres pour les mettre par terre.

Ma mère est enseignante, elle avait donc l’habitude de me lire des histoires et savait quel livre convenait à mon âge. Je pense aussi, avec le recul, que je devais sûrement lui servir de cobaye, en testant les livres qu’elle achetait pour sa classe sur moi.

J’ai essayé de faire tout ça par ordre chronologique mais là je n’y arrive plus trop. Je vais vous citer quelques livres que je n’ai toujours pas oublié et qui ont marqué mon enfance. Déjà, je me souviens d’une chose, ma première et dernière grosse bêtise avec un livre. J’étais toute seule, au salon, assise sur le canapé avec un livre sur les genoux. J’étais calme, c’était un livre à propos d’un sapin de Noël. Et prise d’une soudaine pulsion, j’ai arraché la page du livre. Ne me demandais pas pourquoi j’ai fais ça, ma mère l’a su, depuis je n’ai plus jamais abîmé un livre.

Avec cette histoire, vous vous rendez un peu compte dans quel esprit j’ai été élevé. Chez moi, les livres sont des objets précieux et il faut en prendre soin, ne pas les abîmer, ne pas dessiner dessus. Encore maintenant j’ai gardé ce côté bibliophile, j’aime avoir de beaux livres dans de belles éditions, ne pas les abîmer et SURTOUT ne pas corner les pages. J’ai d’ailleurs une belle collection de marque-page, je les collectionne depuis que je suis petite. C’est vrai que cela peut sembler exagérer mais j’idolâtre l’objet livre aussi en lui-même, et pas seulement les histoires qui sont racontées dedans. Mes livres ont pour moi une grande valeur sentimentale.

Voilà dans l’image suivante un livre que je relisais sans cesse étant enfant.

Le-tresor-de-l-enfanceliste_Albums-jeunesse_667J’adorais tout particulièrement Les Histoires du Prince de Motordu. C’est un recueil d’histoires que j’adorais feuilleter.

 

 

Ensuite venait par rafale…

Les Claude Ponti…

9782211010931(Celui-ci était mon préféré…)

Les livres de Frédéric Stehr comme Coin-coin, C’est moi coin-coin, Calinours… et encore d’autres albums.

Les premiers romans Le club des cinq, Le clan des sept, Le club des baby-sitter…

Les BD avec principalement Max et Lili et Tom-Tom et Nana.

La première saga qui m’a marqué n’est pas Harry Potter mais La Guerre des clans d’Erin Hunter, les personnages principaux sont des chats sauvages divisés en 4 clans : celui du Tonerre, du Feu, du Vent et de la Rivière qui parfois s’affrontent entre histoires de vengeances, d’amour, de trahison, d’exils… Avec ce livre je combinais deux de mes passions : la lecture et les chats.

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  • Celui qui change ma vie

Pour arriver au fameux livre qui a changé la vie de tant de lecteurs, vous aurez deviné… Harry Potter ! Je ne peux pas dire que ce livre m’a fait aimer la lecture, comme vous l’avez vu je lisais déjà énormément avant celui-ci mais, il m’a laissé quelque chose. Je ne saurais pas expliquer quoi, J.K. Rowling m’a transmis son message, m’a emmené avec elle dans son monde et encore aujourd’hui lorsque je lis Harry Potter je ressens le même sentiment que celui que je ressens lorsque je rentre dans une bibliothèque ou une librairie. Je me sens à la maison. Je ne peux pas expliquer ce sentiment autrement, Harry Potter me fait sentir comme à la maison.

Harry Potter m’a ouvert la porte du genre de la fantasy que je ne connaissais pas avant, c’est ainsi que j’ai dévoré pleins d’autres différentes sages comme L’Epouvanteur, Coeur d’Encre, Luna, Les Chroniques de Spiderwick… Mais la meilleure de tous restait Harry Potter.

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  • Mes périodes

Ensuite, je peux vous parlez de mes diverses périodes. Je suis le genre de lectrice qui pendant plusieurs mois de suite va lire plusieurs livres d’un seule et même genre, ou d’un seul et même auteur, ou sûr un seul et même thème jusqu’à ce que je me lasse pour passer au suivant.

J’ai eu une période Agatha Christie et Mary Higgins Clarck qui sont des auteurs de romans policiers, la découverte des aventures d’Hercule Poirot était pour moi absolument magnifique. Et, naïve que j’étais, la révélation finale m’époustouflait toujours. J’étais vraiment bon public de ce genre de livre (encore maintenant d’ailleurs, mais je n’arrive plus à lire d’Agatha Christie j’en ai trop lu et depuis j’ai découvert des auteurs bien meilleurs…). Mon Agatha Christie préféré était Dix petits nègres et Le Crime de l’Orient-Express.

Mon père voulait me pousser à lire Sherlock Holmes qui, selon lui, était bien mieux qu’Agatha, mais je ne voulais pas. J’avais déjà essayé une fois et je trouvais l’écriture trop compliqué, qu’il n’y avait pas assez d’actions… Pour moi écouter un docteur me raconter les histoires d’un détective un peu maboul ne m’enchantait guère… (Bien sûr aujourd’hui avec ma découverte de la série Sherlock mon avis sur ce livre a pas mal évolué…)

Vous l’avez sans doute remarqué, mon père est mon principal guide en ce qui concerne la littérature, c’est un passionné comme moi. C’est lui qui m’a transmis cet amour des livres, des mots et des histoires. Je me tournais souvent vers lui quand je ne savais pas quoi lire, et il cherchait souvent à me faire lire des livres qu’il considérait comme des chefs d’oeuvres mais que je n’aimais pas…

  • L’adolescence

Par contre il y a une chose pour laquelle il ne me conseillait pas, c’était les romans dit « d’adolescents » (aujourd’hui on parle de romans young adult), je les empruntais majoritairement à la bibliothèque et j’achetais ensuite mes préférés.

C’est à cause (ou grâce à, je ne sais pas encore) que mon côté romantique fleur bleu est né. Depuis ce jour je ne souhaite qu’une chose, que les clichés des romans d’amour existent et m’arrivent… Comme je le disais donc, de ce côté là mes parents n’exerçaient aucun contrôle, je me débrouillais toute seule pour trouver mes lectures. Mais, quand j’y repense, je me rends compte que j’exerçais sur moi une espère d’auto-censure. Je vous explique, à la lecture du résumé je sentais très bien quand un livre n’était pas pour mon âge, ou qu’il allait être trop compliqué, parfois je le prenais tout de même, parfois je le reposais. C’est ainsi que j’ai par exemple lu pour la première fois Qui es-tu Alaska de John Green quand j’étais en sixième, je n’avais pas compris l’histoire et je n’en avais pas saisie les enjeux [je m’en suis aperçue  quand je l’ai relu il n’y a pas longtemps]. Et aussi, quand je tombais parfois sur des descriptions de scènes de sexe [soft ne vous inquiétez pas, ce n’était pas du niveau de Cinquante nuances de Grey par exemple] je ne comprenais pas tout mais je n’osais pas demander à mes parents des explications. Ce qui n’était pas grave du tout, je continuais ma lecture comme si de rien n’était, ou parfois je l’abandonnais aussi quand je sentais vraiment que ce n’était pas adapté pour moi.

Tout ça pour vous dire, que ne pas tout le temps avoir eu d’adultes pour me guider dans mes lecture n’étaient pas un problème. C’est comme ça que j’ai appris la plupart des choses dans les livres. J’ai un avis très précis sur la part d’intervention des adultes dans les lectures de leurs enfants que je peux vous exposer ici. Je pense que les lectures d’enfants doivent rester sous le contrôle des enfants eux-mêmes, à partir de l’âge de 10 ans je dirais, avant 10 ans cela me paraît évident que les adultes peuvent encore orienter les enfants. Mais, à un certain moment, c’est aux enfants de faire leurs expériences littéraires et de constituer leur bibliothèque ou leur jardin secret littéraire. Bien sûr je ne dis pas qu’ils peuvent aller au rayon adulte et tout lire, pas du tout. Mais je me souviens que quand j’allais à la bibliothèque avec mon père, il me laissait au rayon jeunesse me débrouiller, lui allait chercher ses livres et moi les miens.

Les « romans pour adolescents » a été une très longue période de ma vie littéraire. Mes préférés étaient ceux d’Ann Brashares, notamment la saga Quatre filles et un jean. C’était pour moi les meilleurs car tous les ingrédients faisant un roman pour ado parfait était réunis : de l’amitié, de l’amour, l’été, du drame, du rire et des larmes, tout à la dose exacte qu’il fallait. Ils trônent encore aujourd’hui dans ma bibliothèque et je les relis de temps en temps, jamais je ne pourrais m’en séparer ils regorgent de bien de trop bons souvenirs passés avec ces personnages qui semblaient être mes amies. Je sais qu’il existe des adaptations cinématographique mais elles font parti des rares adaptations de livre que je ne verrais jamais, je tiens trop à la représentation que je me suis faite de ces personnages et je veux garder ma vision d’eux telle que je me la suis imaginée.

Je continue un certain temps comme ceci, à lire de la fantasy et du young adult. Je pense qu’à un moment j’ai dû faire le tour, ou bien mûrir d’un coup car je voulais autre chose que je ne trouvais plus dans ces deux genres-là. Le dernier livre young adult qui m’a accompagné l’année de mes 16 ans, et que selon moi, tout le monde devrait lire à 16 ans qui est encore aujourd’hui un de mes livres préférés est Le Monde de Charlie de Stephen Chbosky[j’en parle juste ici]. Ce livre a marqué ma vie, de la même manière qu’Harry Potter l’a fait des années auparavant, sentimentalement parlant il est très important pour moi et m’accompagne sans cesse.

  • La petite fille qui voulait avoir une bibliothèque d’adulte

J’ai donc commencé à vouloir lire les « romans pour adultes » en seconde, quand j’avais 16 ans. C’était une expression qui me semblait tellement inaccessible « romans pour adultes » alors que je n’en étais pas encore une et que j’étais encore une adolescente.

J’ai donc abordé cette transition en commençant par les livres de Musso. Et même si aujourd’hui je n’arrive plus à lire aucun de ses livres, j’en garde un excellent souvenir et je ne me permettrais pas de trop le critiquer sachant que je dévorais ses livres et que j’ai recopié beaucoup de ses citations dans mes carnets… Il y a deux livres de lui que j’aime beaucoup : La Fille de papier qu’une amie m’avait conseillée et que je vous conseille car la fin est superbe et Je reviens te chercher que je vous conseille également.

Il y a tellement de choix dans cette catégorie « romans pour adultes », allant des classiques aux contemporains, de toutes les nationalités… Que parfois je me dis que ma vie entière ne suffirait pas pour lire tous les livres qu’il y a à disposition dans le monde entier, et qu’on ne peut pas tout lire. Cette affirmation : « on ne peut pas tout lire », ce que mon père me répète souvent, me remplie de tristesse. Parfois j’aimerais être éternelle juste pour lire tous ces livres pour lesquels on n’a pas assez de temps…

J’ai continué sur ma lancée avec Orgueil et préjugés de Jane Austen qui m’a éblouit, c’est avec ce livre que j’ai aimé la littérature et la culture britannique, que le XIXème siècle est devenu une période qui me fascine… J’ai retrouvé avec ce roman ce que j’aimais dans les romances d’adolescents : de l’amour, du rire, des larmes mais avec, en plus, une langue bien meilleure et plus recherchée.

J’ai également retrouvé le genre de la fantasy que je n’ai jamais cessé d’apprécier en lisant L’Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon, un roman policier avec des éléments fantastiques magnifiquement bien écrit. Cet écrivain est devenu un de mes auteurs préférés, j’ai lu d’autres de ces livres. J’ai commencé ce livre de nouveau sur les conseils de mon père.

Puis au fur et à mesure de mes lectures je suis revenue à la littérature jeunesse, mais cette fois-ci mais goûts littéraires ayant mûrit et mon exigence du style étant devenue de plus en plus pointue je ne lis que des livres qui peuvent me plaire. au niveau du style C’est ainsi que je me suis remise au young adult en lisant Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers.

  • Mes regrets de lectrice

Vous l’aurez remarqué, pour l’instant je n’ai cité qu’un seul classique. C’est un de mes plus grands regrets, je n’arrive pas trop à me mettre à la lecture de classique de moi-même… La seule fois que j’en lis c’est pour les cours, c’est ainsi que j’ai découvert celui-qui est mon classique préféré jusqu’à ce jour : Voyage au bout de la nuit.

La vérité est que j’aimerais lire des classiques de moi-même, pour mes lecture personnelles mais ils m’intimident encore trop. J’ai peur de ne pas aimer alors que ce sont des livre que j’aimerais aimer, j’ai également peur de ne pas tout comprendre ce qui est bête car je sais que je suis une très bonne lectrice et que j’ai assez de connaissances pour les comprendre… Puis les seules fois où j’ai dû en lire pour les cours j’en ai eu une lecture trop scolaire et je ne les ai pas beaucoup appréciés…

Vous remarquerez également que les BD ne font pas trop partie de ma vie de lectrice sauf quelques unes comme Les nombrils, Les Sisters… Mais je rêve de trouver une « vraie » BD, d’artiste qui me convienne. Une BD que je trouve magnifique, qui me transmette quelque chose et qui devienne ma préférée comme c’est le cas pour certains romans.

Je ne sais pas encore si c’est THE ONE mais dernièrement j’ai lu à la bibliothèque Le Château des étoiles d’Alex Alice qui m’a époustouflée.

C’est exactement le genre de dessin que j’adore et que je trouve magnifique, il n’y a pas beaucoup de texte, ou en tout cas les bulles ne sont pas très longues. Car oui, lire une bande dessinée est un autre type de lecture qu’un roman, il faut faire attention à tout, aux dessins, au texte, aux détails ce qui parfois me fatigue… Je n’ai pas encore l’habitude.

  • Quand la littérature devient plus forte que les émotions

Un autre roman dont je veux absolument vous parler est L’élégance du hérisson de Muriel Barbery, qui a une place très importante dans mon cœur car c’est le premier livre qui m’a fait pleurer. C’était une émotion que j’avais recherché tout au long de mes lectures, que je n’avais jamais ressentie jusqu’à la lecture de ce livre.

Aujourd’hui, ce qui m’inspire de les lectures que je cherche c’est justement l’émotion. Je veux qu’un livre me transporte, que les mots de l’auteur me touchent en plein coeur et que je ressente des choses. Et, pour moi, cette émotion passe par la langue de l’auteur. Les deux livres qui me viennent à l’esprit lorsque je tente d’expliquer cette recherche d’émotion en littérature, sont : Océan mer d’Alessandro Baricco et Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline.

C’est pour cela que je collectionne les citations. Quand je rencontre cette émotion forte, d’éblouissement, de nostalgie ou d’identification au détour d’un mot, d’une phrase ou d’un paragraphe entier je veux la conserver, comme un souvenir. Comme ça quand je la relirai plus tard, je me souviendrais d’un certain moment de ma vie, exactement comme lorsqu’on regarde de vieilles photos.

Je conclue donc cet article avec ma citation préférée au monde, qui signifie beaucoup pour moi et qui, quand je la lis, me fait ressentir pleins de choses :

« Du coup, je me dis que c’est pour des tas de raisons différentes qu’on est comme on est. Et qu’on les connaîtra jamais toutes, ces raisons. Mais même si on ne peut pas choisir d’où on vient, à partir de là, on peut quand même choisir où on veut aller. On peut faire des choses. Et essayer de se sentir bien quand on les fait. » Stephen Chbosky – Le Monde de Charlie

Et vous, quelle est votre biographie livresque ? Dites-moi ça en commentaire !

Ou bien, amusez-vous à y  penser, ça permet de retracer sa vie d’une autre manière et de se souvenir de plein de choses ! Je me suis déjà amusée à le faire avec la musique, les films, les voyages…

A bientôt, je vous souhaite de la joie, de la bonne humeur, de magnifiques surprises et de belles lectures.

 

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