Celui qui n’avait jamais vu la mer

« Il s’appelait Daniel, mais il aurait bien aimé s’appeler Sindbad, parce qu’il avait lu ses aventures dans un gros livre relié en  rouge qu’il portait toujours avec lui, en classe et dans le dortoir. »

Me revoilà ! Je suis enfin en vacances, mes examens sont passés donc j’ai de nouveau le temps de lire, j’ai commencé à me remettre dans le bain avec une petite lecture à propos de la mer alors que je m’envolais en direction de Barcelone…

Résumé

Ce livre, de J.M.G. Le Clézio, est composé de deux petites nouvelles bien distinctes : Celui qui n’avait jamais vu la mer et La montagne du Dieu vivant.

La première raconte l’histoire de Daniel, un enfant solitaire qui rêve de voyage. Un jour, il décide de partir sans prévenir personne pour aller voir la mer qu’il n’a jamais vu. La deuxième nouvelle raconte l’étrange aventure de Jon, un jeune garçon, qui décide de suivre une étrange lumière l’amenant sur la montagne surplombant sa maison. Il y fait la rencontre d’un étrange enfant.

Mon avis

Tout d’abord, il me semble utile de dire que c’est mon premier contact avec les textes de cet auteur, je n’avais jamais lu ses autres livres avant ces deux nouvelles. J’ai été agréablement surprise pa son style qui est, certes simple mais tellement beau. Lors de ma lecture, tout paraissait fluide et évident, il n’y avait aucune lourdeur, j’avais le sentiment que l’auteur me murmurait ses mots à l’oreille. Après avoir lu Le Clézio j’avais moi aussi envie d’écrire un livre car cela semblait tellement naturel.

Cependant, j’ai été un peu déçue des deux intrigues mais c’est sûrement parce que la forme m’a dérangé. Une nouvelle est quelque chose de court, j’avais donc l’impression d’être laissée à chaque fois sur ma faim, j’avais envie que certaine choses soient plus développées, notamment en ce qui concerne le personnage de Celui qui n’avait jamais vu la mer, Daniel. D’ailleurs cette nouvelle est ma préférée des deux, la description de la mer y est magnifique, on peut ressentir, voir et entendre le paysage qui s’étend devant Daniel. J’avais l’impression d’être avec lui sur la plage, très loin et de voir ce qui était décrit devant mes yeux.

La deuxième nouvelle, m’a un peu moins intéressée, elle suivait trop à mon goût le schéma de la précédente : un enfant qui décide de partir explorer un paysage inconnu. Mais, elle reste tout de même très belle à lire. C’est d’ailleurs celle des deux qui soulèvent, à mon sens, le plus de questions philosophiques et qui aiguise le plus la réflexion.

Si vous voulez une petite lecture poétique, qui peut vous faire voyager très rapidement et vous faire réfléchir en un rien de temps lisez ce livre. Dans tous les cas, c’est une bonne introduction à l’oeuvre de cet écrivain qui peut entraîner bien d’autres découvertes…

Et vous, avez-vous lu ce livre ? Ou d’autres livres de Le Clézio ? Qu’en avez-vous pensé ?

Je vous laisse avec une petite citation :

« Il s’assit sur le sable mouillé, et il regarda la mer monter devant lui presque jusqu’au centre du ciel. Il avait tellement pensé à cet instant-là, il avait tellement imaginé le jour où il la verrait enfin, réellement, pas comme sur les photos ou comme au cinéma, mais vraiment, la mer tout entière, exposée autour de lui, gonflée, avec le gros dos des vagues qui se précipitent et déferlent, les nuages d’écume, les pluies d’embrun en poussière dans la lumière du soleil, et surtout, au loin, cet horizon courbe comme un mur devant le ciel ! »

 

 

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Publié dans: Avis

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